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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 14:24

 

J’ai beau ne pas pouvoir voter en France, il y a tout de même un sujet pour lequel je peux l’ouvrir, car il devient un problème endémique, universel.  C’est non pas l’Islam mais les abherrations qu’il génère : au hasard, le voile islamique. De plus en plus porté, il est un symbole d’aliénation, même si les Musulmanes me jurent qu’elles le portent volontairement, afin que seuls “Mon père, mon frère ou mon mari ont le droit de voir ma beauté.”*

 

Il m’est impossible d’accepter, de comprendre, cette attitude. Je suis allergique à tous les signes religieux , la kippa  aussi, le nychab, la burqa, la croix ,le foulard par dessus le bandeau qui cache la naissance des cheveux ou la guimpe en prêt-à-porter.

 

J’ai une preuve que ce voile est une pratique dévoyée.

Au-salon.jpg

Mon amie Samia**, une ravisssante Algérienne entrepreneure qui peut se targuer d’une vraie réussite professionnelle est farouchement …laïque. Née dans le Bled, elle piaffait d’impatience, désirant ouvrir ses ailes et fuir les coutumes hors d’âge de sa famille. Ainsi, sa soeur aînée, très laide, devait trouver un mari d’abord mais les prétendants ne se bousculaient pas, ou tout au moins leurs parents qui faisaient le tour des popottes pour trouver babouche au pied de leur fils. Ils  se récriaient quand on leur découvrait le visage ingrat de la grande soeur. Bien entendu, lors de ces présentations, Samia n’était pas présente, aussi personne ne connaissait encore sa beauté, sauf, bien sûr, sa mère, son père et son frère. Lassés et inquiets de se retrouver avec une fille sur les bras, les parents de Samia conclurent avec elle un marché : elle acceptait de se faire passer pour sa soeur, mêmes yeux, même corpulence, devant les parents des prétendants. La soeur était subsituée le jour du mariage et le fiancé découvrait avec horreur qu’il s’était fait refiler un thon. En échange, Samia était envoyée à Alger pour y devenir esthéticienne, son rêve.

 

Ainsi fut fait. La soeur fut épousée, Samia, libérée, a pu jeter son voile par-dessus les moulins. Il paraît que les familles sont brouillées depuis. Cela se passait tout au début des années soixante, les coutumes ancestrales étaient encore fortes. Pour partir, il fallait à Samia la bénédiction paternelle;  elle n’est pas trop fière de ce qu’elle a fait à l’époque. Elle a pu se marier en choisissant son époux, traverser la Méditerranée, divorcer, puis se remarier avec un Français. Sa soeur? Elle a divorcé aussi (répudiée?) et a su s’affranchir à son tour de la charia. Elle a trouvé un poste dans un grand groupe de télécom et coule une retraite heureuse où sa laideur ne dérange personne,  elle l’a l’apprivoisée et compris, que la beauté, c’est relatif et que ce qui compte c’est la beauté du coeur.

 

Rappelez-moi de vous raconter mon véritable unique “engagement” politique.

 

 

*  Extrait du témoignage d’une jeune Egyptienne, militante chez les Frères musulmans, dans le JDD        de dimanche (6 février 2011).

** Le prénom a été changé.

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Published by oliviavanhoegarden.over-blog.com
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